18.08.2008
Rencontres sur le chemin de Compostelle ...
Une dernière touche à notre journal de voyage à travers quelques photos, l'occasion d'illustrer l'aspect "rencontres" sur le St Jacques. C'est sans doute d'ailleurs la valeur principale du périple.
Nous citerons d'abord, car nous n'avons malheureusement pas pris de photos, le cadre de chez Sanofi et sa fille ainsi que le couple d'Allemands rencontrés à plusieurs reprises. Lui très jovial, elle, très jolie et originaire de Waltenhoffen, cité bavaroise jumelée avec ... Plabennec !

Un bout de chemin avec une documentaliste, handicapée par une petite entorse au genou, en route vers St Côme d'Olt.

Attablés chez Mireille, la reine du "farçou", avec notre documentaliste, nous retrouvons ce jeune couple, plein d'humour, déjà croisé au restaurant à St Alban. (Un petit air de Benoît Frey chez le jeune homme ? ).

Les haut-Normands, déjà rencontrés plusieurs fois, originaires de Vernon près d'Osny (salut à Nicolas, Christèle et Alexandre).

Un couple bien hospitalier sur la route d'Espalion. Il nous a offert de l'eau et gentiment hébergé Solène, la jeune cavalière, au moral bien bas ce jour-là, et son cheval.

A Conques, le pèlerin, le cheval,Solène, la jeune cavalière (moral au beau fixe maintenant), et Georges, fier comme Artaban !
Mais au fait, comment s'appelle le cheval ?

Janine et Marie-Claire, les "anciennes" Aveyronnaises, émigrées en Champagne et en Alsace (petit bonjour à Martine et Bernard !).

Jérôme, remis de son entorse, l'homme des bons conseils et grand spécialiste de l'endomorphine et de la dopamine (attention, rien que du naturel et du légal !).

Et, pour finir, l'ombre du Pèlerin et son mystère ...
16:05 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
15.08.2008
Epilogue de la 1ère partie
15 août
Les problèmes "mécaniques" ont eu raison de notre projet. Mais attention, ce n'est que partie remise. Et Janine sera alors du voyage.
Nous sommes désolés pour tous ceux qui nous ont encouragés. Une pensée particulière pour Benoît et Patricia de Nantes et leur association.
Jean-Yves et Marie-Louise, qui ont bouclé le périple de Compostelle il y a 2 ans, avaient (approximativement)dit : "Si on survit aux 7 premières étapes, on peut aller jusqu'au bout ! ". Alors...
Il n'y a donc qu'à se féliciter des 10 jours inoubliables que nous avons vécus et des gens encore plus inoubliables que nous avons rencontrés.
Georges et François
P.S. Le long week-end du 15 aôut nous retrouve en villégiature forcée mais agréable à Conques (l'occasion d'un petit bonjour à Sandrine, William, Emilie et Guillaume qui croisent dans la région, en route vers l'Espagne).
A pied (G) ou en voiture (F), Conques, nous la verrons !
14 août
9ème étape Golinhac - Conques ( dans l'Aveyron) Dénivelé 300 m pour 20,8 km
La marche se passe en grande partie sur du bitume, souvent générateur d'ampoules. Georges inaugure en fait sa première ampoule. Mais pour François, largement en avance sur ce sujet, la situation s'est malheureusement bien aggravée. Sous la plante des pieds, la peau est arrachée et la chair est à vif. L'appel au médecin sonne le glas du voyage. L'abandon s'impose donc pour lui.
Néanmoins, le moral est encore bon (il y a des choses bien plus graves ! ), car la ville de Conques est un magnifique joyau médiéval à visiter et les rencontres sont toujours aussi merveilleuses. Pêle-mêle, nous retrouvons notre jeune couple (la marine brestoise), Jérôme de Saugues, remis de son entorse, les "anciennes" Aveyronnaises, le couple Suisse de la veille, et Solène, la jeune cavalière remontée sur son cheval (et d'ailleurs complètement remontée tout court !), avec un moral et un sourire radieux. C'est çà la vie, des bas mais aussi des hauts.

Alice Bony, notre dernière hôtesse sur le pas de sa porte. Une femme de caractère un tantinet taquine.
Mais "Bony soit qui mal y pense " !

Petit "poème" dans les toilettes de Mme Bony (photo promise aux Aveyronnaises).
10:50 Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note
Giscard n'en est pas, d'Estaing.
13 août
8ème étape : Espalion - Golinhac Dénivelé 650 m pour 26,6 km
Promenade dans la vallée du Lot avec comme point d'orgue le village d'Estaing, superbe sous un ciel bien lumineux. A propos de lumière, les ampoules sont encore de sortie !
Une grande montée vers Golinhac, où la bonne humeur règne quand même à la table franco-suisse de l'auberge de la bastide d'Olt.

L'arrivée sur le village d'Estaing. Somptueux !
10:35 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
Jour de tristesse
12 août
Nous avons appris le décès de notre très chère amie Yvonne et nous ne pouvons malheureusement que partager la peine immense de Serge, Hélène et Guillaume.
Serge, de tout coeur avec toi.
Georges et François
10:32 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
La pluie du matin n'arrête pas le pèlerin
11 août 2008
D'abord un gros bisou à Emilie qui fête ses 6 ans, de la part de son¨Papé.
7ème étape : St Chély d'Aubrac-Espalion Dénivelé 270 m pour 23,7 km
Départ à 9 h sous une bonne pluie bretonne qui durera bien 2 heures. Le poncho de Georges remplit son office mais la veste imperméable de François, pourtant acquise après mûre réflexion et à grand frais, ne se révèle pas très efficace.
Dieu merci, après la pluie, un café dans une petite grange mise gracieusement à la disposition des pèlerins par un fermier compatissant, remet le moral au beau fixe.
L'étape, plutôt vallonnée, est émaillée de plusieurs rencontres (voir photos) dont une jeune cavalière en route pour Compostelle, au moral complètement en berne. Chacun lui apporte bien sûr son petit mot de réconfort. Ainsi vont les fortunes diverses.
A midi nous mangeons, chez Mireille, un "farçou", sorte de crêpe à l'Aveyronnaise, succulente au demeurant mais bien éloignée de nos crêpes bretonnes.
Mais la cerise sur le gâteau viendra encore le soir...
Or donc, un accueil chaleureux et plein de préventions chez nos hôtes, Jacqueline et Jean-Marc Raynal (la maison s'appelle d'ailleurs 'lou raynal', le renard en langue d'Oc). Au dîner, en compagnie de pèlerins marseillais, notre hôte Jean-Marc, dernier représentant d'une longue lignée d'ébénistes renommés (et nous avons d'ailleurs pu admirer quelques unes de ses réalisations ainsi que marcher sur un parquet quasi-analogue à celui de la Mairie de Paris, voire même plus beau !) mais non moins cuisinier émérite, nous a fait l'honneur d'un dessert exceptionnel, une crême Malakof (blancs en neige battus avec du caramel chaud), une recette secrète héritée d'une restauratrice fameuse d'Espalion, suivie d'un petit verre d'alcool de prune maison ( un "riquiqui" ).
Tout ceci clôturant un excellent repas concocté parJacqueline : un poulet basquaise précédé d'une assiette de crudités composée à partir des produits d'un jardin potager qui ferait pâlir d'envie tous les Jean Le Gall et Claude Morvan du canton !

Arrêt dans une grange après la pluie.
A gauche, le jeune couple parisien-marin brestois. Plus à droite les "anciennes" Aveyronnaises (voir plus tard) et leurs conjoints.

" I am a poor lonesome cow-girl "

Jacqueline et Jean-Marc ( "Lou raynal" ), des hôtes de ... haute volée ! Jacqueline nous a même régalé, au petit déjeuner, de crêpes bretonnes et de compote de châtaignes ... tout ceci "maison" bien sûr !

Un meuble en restauration chez Jean-Marc Raynal, l'ébéniste (l'oncle également de Sophie Duarte, actuellement aux Jeux Olympiques sur 3000 m steeple).

Le jardin potager bien fourni et fleuri de Jacqueline Raynal.
10:15 Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
10.08.2008
Les marcheurs des hauts plateaux
10 août - 6ème étape.
C'est le 10 août et nous avons une pensée particulière pour Nicole, notre belle-soeur, Jean-Loup et toute sa famille. Qu'ils soient assurés que nous sommes de tout coeur avec eux.
Mais la marche continue et voici donc la note relative à la 6ème étape.
Nasbinals-St Chély d'Aubrac. Dénivelé 250 m pour 16 km.
Après la Lozère, nous rentrons dans l'Aveyron sous une canicule. Une grimpette jusqu'à 1365 m pour redescendre ensuite sur un petit lieu-dit, la Domerie d'Aubrac, ensemble de bâtiments (église, restaurants, hôtels...) dressés au milieu de nulle part. A l'origine, des moines les avaient érigés pour assurer un accueil aux pèlerins et les protéger des brigands et autres coupeurs de têtes. Merci donc aux moines !
Aujourd'hui, dimanche, il y a une concentration étonnante et nombreuse de moines (justement) et de nonnes. Qu'y font-ils là ? Mystère...
L'arrivée à St Chély porte nos pas jusqu'à l'hôtel-restaurant 2 étoiles ** mais très vite et d'un commun accord, nous avons décidé de le promouvoir dans la catégorie des établissements 3 étoiles *** tant le service, la qualité de la restauration et la propreté des locaux sont exemplaires.
Qu'on se le dise ! L'hôtel-restaurant de la Vallée à St Chély d'Aubrac est à partir de ce jour un établissement ***.
(François, lui, est passé pèlerin 4 ampoules ! Eh oui. Malheureusement, il ne semble pas que ce soit une promotion.)

On descend en dessous des 1400 ... km de St Jacques, et curieusement aussi des 1400 ... m d'altitude.
Au fond, la Domerie d'Aubrac.

A la Domerie, chez Germaine, juste un petit en-cas aux myrtilles (l'assiette a des dimensions tout à fait normales ! ).
21:45 Lien permanent | Commentaires (8) | Envoyer cette note
Quelques jours en Lozère au mois d'août
9 août
D'abord bonjour à tous et merci pour vos interventions. Nous ne pouvons pas répondre à tout le monde mais nous apprécions cependant tous vos commentaires. Les photos du voyage apparaîtront dans quelques jours.
Comme c'est la tradition (!), voici donc les dernières notes. Commençons par la 5ème étape celle du 9 août
Aumont/Aubrac-Nasbitals. Dénivelé 300m pour 26,3 km.
C'est une longue étape sur les superbes plateaux lozériens de l'Aubrac avec des vaches aux cornes caractéristiques bien effilées et dont la viande est succulente. On s'en est aperçu hier et on s'en aperçoit encore aujourd'hui dans la ferme équestre qui nous héberge.
On nous y a en outre servi une caillette (un pâté local) à damner un pélerin et, ô délice, accompagnée d'un petit vin de pays que Renée sûrement ne renierait pas.
Mais toujours ces sacrées ampoules compliquées de problèmes d'orteils. Heureusement, Georges est un excellent infirmier. Mais peut-être a-t'on trouvé celui qui arrivera à bout de ces soucis : un cadre supérieur de chez Sanofi ! Plus amples renseignements dans les prochaines notes. Affaire à suivre donc.
G F

Comme un peu partout le long du chemin, des vestiges d'antan, témoignages d'une autre façon de vivre. Mais il n'y a plus de maréchal-ferrant.
21:40 Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
08.08.2008
Cool ! Enfin presque.
8 août
4ème étape St Alban-Aumont Aubrac (dénivelé : 250 m) 15,2 km.
Vous avez vu : 15,2 km ! une bricole... Arrivée en Lozère. Une belle région, l'Aubrac avec ses vallons, ses forêts et ses vaches réputées.
Au débotté nous avons trouvé un gîte à priori sympathique quoique spartiate ( on couche sur des matelas à même le sol). Le repas du soir sera couleur locale : il s'agit du célèbre Aligot avec comme dessert une tarte aux myrtilles. L'idéal ou presque !
Allez, à votre santé.
G F

A la "Ferme du Barry", le patron s'appelle Vincent. Spécialiste de l'aligot, le voici officiant à notre table.
Nos commensaux : un groupe d'Espagnols, un jeune commercial diplômé d'H.E.C., un cadre supérieur de Chez Sanofi et sa charmante fille. Que du beau monde .... à la hauteur de l'aligot de Monsieur Vincent !

L'entrée de la "Ferme du Barry".
17:25 Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note
La fortune des pharmaciens...
7 août
3ème étape Saugues-Le Sauvage-St Alban de Limagnole -450 m de dénivelé- 33 km
Une étape longue et difficile ( ceci dit, paysages superbes ) : 1er à St Alban : Georges (20h), 2ème (et non dernier) François (20h 40). Petite déception largement compensée par la compagnie et la conversation agréables d'une jeune (et jolie ! ) sociologue genevoise sur les trois derniers kilomètres ! Alors ?
Il est évident que le retard du 2ème n'est dû qu'à des circonstances exceptionnelles : beaucoup d'ampoules mais surtout la magnanimité pour un compagnon exceptionnel lui aussi et surtout très tolérant.
Vous avez compris que le moral reste au beau fixe malgré la douleur et surtout l'argent laissé en abondance à des apothicaires cupides !
Heureusement le restaurant et le restaurateur ont été à la hauteur du moral...
P.S.: merci pour vos commentaires et vos encouragements. Nous rappelons que vous pouvez apporter ces commentaires sur la note qui leur est relative.

On vous l'a dit, l'étape est difficile et la canicule sévit. Alors un instant de récupération près d'une source fraîche est le bienvenu.
17:20 Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note







